
Falcon Studios
La Référence du Divertissement Adulte Gay Depuis 1971Il y a une manière Falcon Studios de filmer les hommes, et elle se reconnaît en trois plans.
Falcon Studios, ou la fellation portée au rang d'art
Il y a une manière Falcon Studios de filmer les hommes, et elle se reconnaît en trois plans. Une fellation y dure ce qu'elle doit durer : la bouche descend, les yeux se ferment, personne ne presse personne. Le plaisir s'y prend le temps d'être vu. Le catalogue aligne 3 200 scènes sur ce ton-là — celui d'une maison qui préfère la tension au vacarme, le regard appuyé à la précipitation.
Le sommaire se parcourt comme celui d'une revue érotique haut de gamme. Ici, un homme se masturbe seul face à l'objectif, et le silence autour de lui vaut tous les dialogues. Là, des tatouages courent le long d'un torse qu'une bouche remonte lentement. Plus loin, un bodybuilder se laisse embrasser les reins — le rimming, chez Falcon, se filme au plus près, là où le souffle se casse — avant une scène anale bareback où plus rien ne sépare les deux corps, jusqu'à l'éjaculation, reçue comme un aveu. Chaque pratique a droit au même sérieux, à la même lumière, au même respect du temps qu'il faut.
On ne zappe pas chez Falcon : on s'attarde, on revient, on compare. Les hommes, eux, ne sont jamais interchangeables — des gueules, des carrures, des envies vraies — et le désir masculin y est traité en sujet noble : explicite, assurément, mais jamais bâclé. Que l'on vienne pour une bouche experte, pour une croupe offerte ou pour la beauté brute d'un corps travaillé, on repart avec la même impression : celle d'avoir tenu entre les mains un objet fait avec goût, par des gens qui aiment ce qu'ils filment.



























