Hungarian Graffiti
Isidore Nadas et Andras Molnar se serrent dans l'atelier sombre, fourrant à la va-vite les pots de peinture et les bombes, le cœur battant encore la chamade après leur dernière virée de tags — les flics sont au courant, faut filer. Beni Laczko et Eric Hanner déboulaient, prêts à filer un coup de main pour la cargaison, mais leurs torses sculptés luisent comme des invitations interdites, attirant le regard d'Isidore, allumant la faim d'Andras. La distraction l'emporte. Les fringues volent par terre dans un tourbillon.
Isidore se met à genoux en premier, lèvres autour de la queue épaisse de Beni, langue qui tournoie avec une avidité pressante pendant qu'Andras s'empare de la bouche d'Eric dans un baiser profond et vorace. Les mains s'égarent, agrippant les bosses des abdos, suivant les veines qui pulsent de désir. Ils bougent — Beni plie Andras sur une caisse, enfonce profond et sans relâche, hanches claquant comme un orage, tandis qu'Isidore chevauche les cuisses d'Eric, s'empalant pour avaler chaque centimètre, gémissements résonnant contre les murs.
Les duos se mélangent. Eric prend Isidore par-derrière, martèle avec une force brute, couilles claquant contre la peau, pendant qu'Andras aspire Beni jusqu'à la moelle, joues creusées autour du gland gonflé. Ils échangent encore, une chaîne glissante de corps : Beni baise la gueule d'Andras pendant qu'Eric laboure Isidore, puis les quatre s'emmêlent sur le sol éclaboussé de peinture — bouches sur queues, doigts fouillant des trous serrés, un concert de grognements et de halètements.
La sueur luit sur leurs corps musclés. Le sperme gicle en jets chauds — d'abord la charge de Beni inondant la gorge d'Andras, puis celle d'Eric barbouillant la poitrine d'Isidore, celle d'Isidore débordant dans le poing de Beni, celle d'Andras arrosant le bordel. Ils s'effondrent, trempés et vidés, souffles se mêlant dans l'euphorie, chaque mec repu dans leur rituel trempé de luxure.
Réalisateurs:Steve Kiraly















