Brawlers
La carte de Tyler Michael est claire comme de l'eau de roche : 'Baisé ton meilleur pote.' Il texte son bon copain, Mustang Exclusive Cal 'Speedy' Reynolds, en le faisant venir avec la promesse du match à la télé. Ils s'installent, les yeux rivés sur l'écran, où des costauds se rentrent dedans dans un tourbillon d'action mec contre mec. Les plaquages cognent fort. La sueur brille. Bientôt, l'air s'alourdit d'une chaleur muette, leurs cœurs battant à l'unisson. Tyler se rapproche, sa main effleure la cuisse de Speedy – une étincelle qui fait sauter le baril de poudre. Les fringues volent par terre en pagaille. Ils s'empoignent comme les sportifs qu'ils viennent de mater, des mains rudes qui clouent les épaules, des bouches qui s'écrasent en demande vorace. Speedy grogne sourd, bascule Tyler sur le canap', enfonce profond avec un rythme tout feu tout flamme, sans pitié. Peaux luisantes de sueur qui claquent. Les grognements résonnent plus fort que la foule à l'écran. Ils courent après l'orgasme dans un flou de muscles et de besoin, plus des potes, mais des amants coincés dans une rage primitive.
Réalisateurs:John Bruno













